mardi 14 février 2012

La réaction espagnole aux Guignols de Canal+

Les politiciens espagnols de tous bords se sont exprimés à l’unanimité pour condamner les marionnettes. L’élan anti-français sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique, ne faiblit pas

Trois jours et trois sketches de marionnettes suffisent en 2012 à convertir une polémique démesurée en véritable affaire d'Etat entre deux pays européens frontaliers. Au point même de semer le malentendu dans leurs relations diplomatiques. L'humour satirique de Canal Plus ne fait rire personne en Espagne, c’est entendu. Les Guignols de l’info sont devenus en quelques jours un relais de dépréciation : des Français, de leurs sportifs, du pays en général.

Au lendemain de la dernière provocation guignolesque de la semaine , certains politiques ont également apporté leur pierre à l’édifice.Notamment le ministre de l'Education, de la Culture et des Sports, José Ignacio Wert, pour qui "ce sont des attaques xénophobes, intolérables, de ceux qui ne gagnent jamais... Avec autant d’années de frustration à leur actif, sans remporter ni leur Roland Garros, ni leur Tour de France, il fallait bien que les Français trouvent un bouc émissaire…" mais aussi le leader de l'opposition socialiste, Alfredo Pérez-Rubalcaba.Une affaire qui préoccupait même jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat, en témoignent les propos de Soraya Sáenz de Santamaría, vice-présidente et porte-parole du gouvernement Rajoy : "Nous n’allons pas permettre la mise en cause de ceux qui représentent le mieux la 'marque Espagne'. Nous défendrons l’authenticité des victoires du sport espagnol".
La polémique prenait ainsi en quelques heures des habits d’affaire d’Etat. Carlos Bastarreche, ambassadeur d'Espagne à Paris, via une lettre au directeur de Canal Plus France, réclamait "la fin de la calomnie et que soit rendue sa dignité au sport espagnol".

Vendredi, dans les rues de Madrid, un camion à écran géant circulait, affichant les messages reçus sur Twitter pour répondre à la question "Nous gagnons tout, parce que...". Il est resté une grande partie de la journée stationné devant l'ambassade de France.

Vendredi, dans les rues de Madrid, un camion à écran géant circulait, affichant les messages reçus sur Twitter pour répondre à la question "Nous gagnons tout, parce que...". Il est resté une grande partie de la journée stationné devant l'ambassade de France.

Vendredi, dans les rues de Madrid, un camion à écran géant circulait, affichant les messages reçus sur Twitter pour répondre à la question "Nous gagnons tout, parce que...". Il est resté une grande partie de la journée stationné devant l'ambassade de France.

Vendredi, dans les rues de Madrid, un camion à écran géant circulait, affichant les messages reçus sur Twitter pour répondre à la question "Nous gagnons tout, parce que...". Il est resté une grande partie de la journée stationné devant l'ambassade de France.



Cependant les Français pensent que l'Espagne est arrivée jusqu'aux confins de l'absurdité, sans tenir compte de ce que le sport signifie dans le pays voisin. En revanche, les Espagnols se demandent quellle aurait été la réaction française si on avait touché leurs icônes nationaux.

Voilà le dernier sketch des guignols toujours en ligne



Source: lepetitjournal.com (13 février 2012)

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