samedi 29 décembre 2012

Origines de la bûche de Noël

La bûche de Noël est une véritable tradition française, plus ancienne encore que l'arbre de Noël ou la crèche.


D’origine en bois

En France, depuis plusieurs siècles, la coutume voulait que lors de la veillée de Noël, l’on flambe une bûche en bois d'arbres fruitiers (prunier, cerisier, pommier, olivier) ou bien de bois francs (chêne ou hêtre). C'est autour de sa flambée, qu'au retour de la messe, les familles se réunissaient pour prendre le repas de Noël, en chansons.

Placée dans la cheminée – foyer apportant chaleur et réconfort – avec des fragments de la bûche de l'année précédente symbolisant ainsi le temps sans cesse renouvelé, la flambée de la bûche de Noël était un rituel de bénédiction.

Selon les régions, elle était saupoudrée de sel (en Poitou-Charentes) ou arrosée de vin (en Provence), d'eau bénite, d'huile, de lait ou de miel en récitant des prières. Généralement, la coutume voulait que la bûche se consume durant trois jours sinon, gare au malheur !
Entre croyances et superstitions

La bûche ainsi "bénie" protégeait la maison et ses habitants. Ses cendres étaient dispersées dans les étables, les vergers ou les champs pour protéger des maladies et apporter la prospérité. 

Pour certains, les cendres permettaient d'empêcher les renards d'entrer dans le poulailler et les sorciers dans les habitations. Pour d’autres, elles avaient le pouvoir d'accroître les semences, de protéger de la foudre et d'abréger l'agonie des mourants. Jetées dans un puits, elles éloignaient les serpents et les mauvaises langues ! Déposées dans le cercueil d’un défunt, les cendres portaient chance dans l’au-delà.
Avec l’arrivée des poêles en fonte, peu à peu cette tradition s’est perdue au détriment d’une bûche de Noël pâtissière, dessert incontournable en cette période de fêtes.
Le dessert indétrônable de Noël
Difficile de savoir qui en est son véritable créateur. Pour certains ce serait un apprenti pâtissier parisien œuvrant dans une chocolaterie du quartier de Saint Germain des Prés qui en aurait eu l'idée vers 1834. Pour d'autres, ce serait une invention lyonnaise datant des années 1860. Enfin, le pâtissier glacier du prince Charles III de Monaco, Pierre Lacam, aurait pu être le premier en 1898.



Aujourd’hui, glacée ou pâtissière, la bûche est devenue le dessert de Noël préféré des français, déclinée selon les goûts et les régions. 

 Source: lepetitjournal.com (18 décembre 2012)


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