samedi 16 décembre 2017

L'obscur business des données personnelles

Voici une vidéo de France.tv.éducation que je trouve tellement intéressante que je me permet, pour une fois, d'ajouter la transcription. Consultez le dictionnaire si vous en avez besoin parce que vous devez bien comprendre l'information apportée par la vidéo.  



Les données personnelles, qu'est-ce que c'est ?


Entres autres vos nom, âge, genre, adresse, mais aussi votre adresse IP, votre orientation sexuelle, vos problèmes de santé, préférences idéologiques, etc. Tout ce qui vous constitue en fait ! Et tout ça, vous le partagez sur Internet. Souvent sans vous en rendre compte.
C'est simple, à chaque fois que vous vous connectez à un site, des trackeurs, les fameux cookies, observent et enregistrent vos moindres faits et gestes. Vous allez lire un article sur votre site d'info favori ? Tracké ! Vous mettez une photo sur Facebook. Tracké !

Toutes ces données récoltées servent à créer des publicités ciblées qui seront adaptées à votre profil, et donc sur lesquelles vous aurez plus de chances de cliquer.

Et c'est devenu une industrie extrêmement lucrative. Le marché de données personnelles des citoyens européens s'élevait à 60 milliards en 2016 et devrait atteindre 80 milliards en 2020.

Un vrai jackpot (grand prix) pour les entreprises qui ont accès à ces données. Google, Apple, Facebook et Amazon trustent (monopolisent) 95 % du marché des données personnelles. Rien que ça !

Ce monopole sans aucune transparence commence à faire grincer des dents (enrager). En France, la CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, a décidé, en mai 2017, d’infliger une amende de 150 000 euros à Facebook. Et ce pour avoir pisté (épier)« à leur insu les internautes, avec ou sans compte, sur des sites tiers (intermédiaires) via un cookie ».

La peine pèse peu face aux 430 milliards de dollars de Facebook en Bourse en 2017. Mais l'avenir est moins rose pour les industries des données personnelles : le nouveau règlement général européen sur la protection de la vie privée qui entrera en vigueur en 2018 devrait imposer une application beaucoup plus stricte des droits existants, avec des sanctions très lourdes, jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires.

Mais l'utilisation de ces données ne s'arrêtent pas à la publicité ciblée. Il y a aussi d’autres facettes pour le moins inquiétantes. Les banques ou les assurances par exemple, exploitent d'ores et déjà (dès maintenant) les données personnelles pour  déterminer leurs tarifs, selon les profils de chacun. Parmi les données prises en compte, il y a par exemple  : les mots que l'on utilise, les choses que l'on like ou les photos que l'on poste. Une autre manière de faire du business avec nos données, dont les implications sur nos vies personnelles, sont bien plus terrifiantes.



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