Voici une vidéo de France.tv.éducation que je trouve tellement intéressante que je me permet, pour une fois, d'ajouter la transcription. Consultez le dictionnaire si vous en avez besoin parce que vous devez bien comprendre l'information apportée par la vidéo.
Les données personnelles, qu'est-ce que c'est ?
Entres autres vos nom,
âge, genre, adresse, mais aussi votre adresse IP, votre orientation sexuelle,
vos problèmes de santé, préférences idéologiques, etc. Tout ce qui vous
constitue en fait ! Et tout ça, vous le partagez sur Internet. Souvent sans vous
en rendre compte.
C'est simple, à chaque
fois que vous vous connectez à un site, des trackeurs, les fameux cookies,
observent et enregistrent vos moindres faits et gestes. Vous allez lire un
article sur votre site d'info favori ? Tracké ! Vous mettez une photo sur
Facebook. Tracké !
Toutes ces données
récoltées servent à créer des publicités ciblées qui seront adaptées à votre
profil, et donc sur lesquelles vous aurez plus de chances de cliquer.
Et c'est devenu une industrie extrêmement lucrative. Le marché de
données personnelles des citoyens européens s'élevait à 60 milliards en 2016 et
devrait atteindre 80 milliards en 2020.
Un vrai jackpot (grand prix) pour les entreprises qui ont accès à ces données. Google,
Apple, Facebook et Amazon trustent (monopolisent) 95 % du marché des données personnelles. Rien que ça !
Ce monopole sans aucune transparence commence à faire grincer des dents (enrager).
En France, la
CNIL, la Commission nationale de l’informatique et des libertés, a décidé, en
mai 2017, d’infliger une amende de 150 000 euros à Facebook. Et ce pour avoir
pisté (épier)« à leur insu les internautes, avec ou sans compte, sur des sites tiers (intermédiaires) via un cookie ».
La peine pèse peu face aux
430 milliards de dollars de Facebook en Bourse en 2017. Mais l'avenir est moins
rose pour les industries des données personnelles : le nouveau règlement
général européen sur la protection de la vie privée qui entrera en vigueur en
2018 devrait imposer une application beaucoup plus stricte des droits existants,
avec des sanctions très lourdes, jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du
chiffre d’affaires.
Mais
l'utilisation de ces données ne s'arrêtent pas à la publicité ciblée. Il y a
aussi d’autres facettes pour le moins inquiétantes. Les banques ou les assurances
par exemple, exploitent d'ores et déjà (dès maintenant) les données personnelles pour déterminer leurs tarifs, selon les profils de chacun. Parmi les données prises
en compte, il y a par exemple : les mots que l'on utilise, les choses que
l'on like ou les photos que l'on poste. Une autre manière de faire du business
avec nos données, dont les implications sur nos vies personnelles, sont bien
plus terrifiantes.